Si vous êtes arrivés ici parce que vous avez cherché “amygdalectomie adulte” sur Google : bienvenue. Je pourrais vous conseiller de passer votre chemin et de ne pas lire ce qui va suivre, mais si votre médecin vous a conseillé cette opération c’est qu’elle est indispensable à votre bien-être et votre santé. Ce qui était le cas pour moi.

Alors prenez votre courage à deux mains et commençons.

Amygdalectomie chez l’adulte, une opération loin d’être bégnine

C’est ce que vous trouverez sur le net, et ils ont raisons. Je ne vous spoile pas et, si vous êtes concerné, votre médecin à du vous en parler (si non, changez de médecin) mais l’amygdalectomie chez l’adulte est loin de ressembler à celle de l’enfant. En effet, si chez l’enfant c’est une opération douloureuse mais sans risque, chez l’adulte les risques d’hémorragies et la douleurs sont difficilement supportables.

De ce fait, dans mon cas, un protocole anti douleur à été mis en place pour mon retour à la maison. C’est l’hopital qui s’est chargé de tout, mais nous y reviendront plus tard.

J’ai été opérée le 2 novembre. On m’a enlevé des amygdales énoooormes et également refait le voile du palais car je souffrait d’apnée du sommeil sévères. En gros, je m’étouffais dans mon sommeil plus de 30 fois par heure ! Inutile de vous dire qu’à ce rythme là, vous n’êtes vraiment pas frais au réveil. Et je ne vous parle pas du stress de la personne qui dort à côté de vous …

Le plus dur, ça a été d’y aller toute seule et de n’avoir personne à mes côtés, COVID oblige ! Et comme je suis un peu drama queen à mes heures perdues et que j’ai une peur phobique des anesthésies générales, je pensais, encore une fois, ma dernière heure arrivée. Mais l’opération s’est très bien passée, juste quelques entailles aux lèvres et à la langue. Je me sentais plutôt bien et j’ai même réussi à manger un demi yaourt.

J’ai passé une nuit sous surveillance et sous anti-douleurs et suis sortie le surlendemain.

La convalescence

J’avais un arrêt maladie d’une semaine, ce qui me semblait largement suffisant. Car, comme vous, j’avais en tête la convalescence des enfants et je pensais sérieusement être sur pieds trois jours plus tard.

J’ai compris mon erreur :
1- à la tête du médecin quand il m’a expliqué l’opération et ses suites;
2- quand nous avons reçu le “matériel” et le protocole de prise en charge de la douleur.

Là, j’ai commencé à paniquer un peu. J’allais passer ma convalescence chez mon mec ! Et heureusement, parce qu’honnêtement, je ne m’attendais pas à ça. D’ailleurs, si vous en avez la possibilité, ne restez pas seul.

Pendant une semaine et demi je n’ai mangé que des Mister Freeze, j’ai beaucoup dormi et j’ai très peu parlé. J’ai pu, par la suite, passer aux aliments liquides, mais en très petites quantités. Puis aux aliments mixés, mais en infime quantités aussi … cela me faisait affreusement mal, mais j’avais faim et j’ai donc fait le choix de souffrir. Chacun ses priorités.

J’ai finalement été arrêté 3 semaines.

Il aura fallut encore une semaine de plus avant que j’arrive à manger correctement … j’avais repris le boulot et ce n’était pas évident à gérer.

Et la prise en charge de la douleur me direz-vous ? On y vient enfin !

La prise en charge de la douleur

Comme dit plus haut, c’est l’hôpital qui s’est occupé de tout. Ils ont contacté un organisme, qui m’a trouvé un cabinet d’infirmier(e)s libéral(aux); ils ont contacté ma pharmacie et m’ont fait livrer tout le matériel nécessaire à ma semaine de prise en charge.

J’étais sereine, malgré le petit moment de panique en voyant le nombre de médicaments et de matériel.

Lors de mon retour à la maison tout se passe bien : l’infirmière passe me mettre le diffuseur rempli de médoc, le branche à la perf’, je suis soulagée et passe une nuit correcte. Le lendemain matin, la douleur commence à se réveiller mais elle arrive dans les temps et je suis de nouveau soulagée.

L’après-midi, une autre infirmière du cabinet passe pour changer le “biberon”. Je me sens vraiment très bien ce soir là et me dit que, peut-être, je vais vitre me remettre. Mais la nuit est abominable ! Je me réveille à l’aube à cause de la douleur, elle devient difficilement supportable. Je me rend compte qu’elle ma posé le mauvais diffuseur, 100ml/h au lieu de 5ml/h. En gros j’ai eu ma dose de médicaments en 1 heure environ au lieu d’avoir une diffusion sur soirée + nuit.

Elle s’excuse, mais je la déteste.

A J+3 je me rend compte que ma perf’ fuit. L’infirmier passé ce matin là n’a pas le temps de me repiquer, il essaiera en revenant dans l’après-midi. On bidouille comme on peut. L’après-midi il tente, n’arrive pas à insérer le cathéter. Il essaye une autre veine qui gonfle et est sur le point de péter. Il va essayer encore deux fois avant de laisser tomber. Il appelle sa collègue (celle qui s’est planté de biberon) pour qu’elle essaye le lendemain matin.


Le diffuseur

Il me branche le diffuseur et s’en va. Et ma nuit est affreuse ! Je me réveille une nouvelle fois à l’avec avec des douleurs insupportables. L’infirmière qui doit venir me piquer est en retard et en retirant le diffuseur de la sacoche, je me rend compte qu’il est plein !

L’infirmier avait oublié de déclampser le tuyau.

Je vous laisse imaginer ma colère .. et celle de mon mec. Je déclampse donc le bidule, histoire d’être un peu soulagée avant que l’autre arrive pour me changer la perf’. Ce qu’elle fait enfin, enfin non … puisqu’elle n’arrive pas à me piquer elle non plus ..

Je suis douloureuse partout et je lui demande d’arrêter au bout du deuxième essai. Je vais me passer de perfusion et prendre l’Accupan en sous lingual. Ils m’avaient parlé de cette solution au cas où, un matin, ils arriveraient un peu tard.

Sauf que, ce que l’on ne m’avait pas dit, c’est que c’était beaucoup moins efficace, que cela donnait des nausées et qu’avec l’estomac vide depuis plusieurs jours ce n’était pas idéal. Et cerise sur le gâteau, c’est immonde. J’ai tenu deux jours avant que ma moitié ne tape une gueulante et qu’on m’envoie un autre infirmier (d’un autre cabinet) qui m’a posé une perf’ sous cutanée dans le ventre …. pour une journée.

Le reste de la convalescence, je l’ai géré avec du doliprane.

Le résultat

Malgré cette mauvaise expérience avec le cabinet infirmier, la convalescence s’est plutôt bien passée et j’ai eu la chance de ne pas faire d’hémorragie. D’un point de vue “sommeil”, un vraie délivrance.

Bref, je ne regrette en aucun cas d’être passée par la case opération. J’ai encore quelques trucs à régler avant de pouvoir passer de bonnes nuits, mais au moins, maintenant, j’arrive à respirer !

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