Vous vous souvenez, il y a 12 ans environ, j’ouvrais ce blog pour y parler de ma grossesse ? Et bien en septembre dernier, le bébé qui est sorti de mon ventre est entré en 6ème ! Il y a deux ans, je vous donnais rendez-vous pour cet article et vous promettais une belle vidéo larmoyante (et morveuse) si je n’arrivais pas à l’écrire. Et comme je n’ai pas pensé à la vidéo … voilà le récap de son entrée dans la cour des presque grands.

L’appréhension du collège

Si j’étais émue et un peu anxieuse à l’entrée à l’école primaire, j’étais carrément angoissée à l’idée qu’il rentre au collège. Il se retrouvait de nouveau dans la plus petite classe, partageant la cours avec de vrais adolescents, il passait d’un maître (qui les a suivi pendant deux ans) à une flopée de profs et surtout à un emploi du temps différent et des cours plus soutenus et moins encadrés.

Tout pour retourner l’estomac d’un parent.

J’étais d’autant plus fébrile, que j’ai moi même mal vécu mon entrée au collège. Trop de changements, trop d’autonomie … j’étais pas prête.

Et le Mini BN, comment vivait il tout ça ? Ma foi plutôt bien ! Heureux de se retrouver dans la classe de son meilleur ami et content de devenir grand.

Sa première semaine en 6ème

Nous voilà donc parti, le jour de la rentrée, lui avec son Eastpack sur le dos et son masque sur le nez ; moi avec une envie de vomir et l’émotion non loin de poindre le bout de son nez. Nous sommes arrivés tôt, comme d’habitude : un petit rituel que j’ai mis en place dès la maternelle – cela nous permet de papoter, de rigoler et de passer un moment ensemble avant l’ouverture du portail.

Comme il était trop tôt dans l’année pour qu’il ait honte de moi, je suis sortie de la voiture pour attendre avec lui un petit moment, que ses copains arrivent. Le temps d’une petite photo mal cadrée et le voilà rentré dans son nouvel établissement.

Il avait cours une petite matinée seulement et j’avais hâte de savoir comment cela c’était passé.



En route vers l’autonomie

Grande nouveauté de cette rentrée : l’emploi du temps à-la-con. Les cours qui débutent un coup à 8h, un coup à 9h … et qui se terminent à 15h30 grand maximum. Le bonheur pour un parent qui bosse !

Nous n’avons donc eu d’autre choix, pour épargner sa grand-mère, que de lui faire prendre le bus.

Le problème, si on peut appeler ça un problème, c’est qu’il n’était jamais sorti seul. Ni pour acheter le pain, ni pour aller à l’école, ni même pour aller chez un copain ou descendre les poubelles (comme on aurait pu le faire à notre époque).

Comme vous le savez, je suis plutôt ultra protectrice et me méfie un peu de tout et de tout le monde, surtout quand il s’agit de mon gosse, et cela à été une grande étape autant pour moi que pour lui … mais réellement, surtout pour moi ! Alors que j’avais prévu de prendre le bus plusieurs fois avec lui pour qu’il se familiarise avec la chose, l’enfant me sort tranquillou, dès le premier jour : « Non mais c’est bon maman, je prends le bus tout seul ».

Incrédule, apeurée mais fière, je lui laisse donc de la monnaie et la liberté de se faire sa propre expérience. S’il était sur de lui, pourquoi lui transmettre mes peurs ?

Nous avons tout de même exigé de sa part, qu’il nous envoie un texto dès qu’il sort du collège et un quand il est dans le bus. Nous avons aussi la possibilité de le suivre via son téléphone …. ce que j’ai fait quelques fois au début et il le sait.

Il comprend que ce n’est pas parce que nous n’avons pas confiance en lui, mais parce que nous veillons, dans la mesure du possible, à lui laisser son autonomie en le gardant en sécurité.

Le Bilan de cette année de 6ème

L’enfant s’est très bien adapté à son nouvel environnement, à sa classe et aux cours. S’il y a eu un petit relâchement en cours d’année niveau travail, nous avons été derrière lui et il termine sa 6ème avec presque 15 de moyenne et les encouragements de ses professeurs.

Il a énormément gagné en autonomie : d’abord le bus, dans la plus grande décontraction (sa ligne passe devant le collège et s’arrête devant le magasin de son père), puis plus tard, il a commencé à rentrer seul à la maison.

De notre côté, nous avons été vigilent sur le travail mais également son comportement. Attentifs à tout changement qui aurait pu être signe d’un mal être, de harcèlement, de racket ou autre ….

Heureusement il est dans une classe avec des gamins bien dans leurs baskets et il a un groupe de copains qui lui ressemblent (dont un qui a un grand frère en 3ème = tranquillité).

Et vous, la rentrée en 6ème de vos gnomes, bien ou pas ?

PS: il n’a toujours pas honte de moi

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