Nous l’attendions fébrilement depuis plusieurs semaines ; sa fête de l’école

Enfin spectacle serait plus juste, puisqu’il n’y aura pas de kermesse faute d’implication des parents.

Nous ne savions pas sur quoi ils avaient travaillés. Le seul indice en notre possession : il fallait leur acheter un t-shit blanc qu’ils massacreraient  personnaliseraient eux même.

Le vendredi midi, je récupère la bête et son oeuvre : un beau t-shirt agrémenté de ronds multicolores. Il était fier mon poussin et moi aussi.

 

Mini BN fête de lecole

 

Une heure avant sa première représentation, je l’ai amené chez le coiffeur. Il est tout beau mon gnome, et à du mal à tenir en place … pendant les 10mn où j’essaye de faire disparaitre tous les petits cheveux réfractaires au plumeau de la coiffeuse #bordeldemerde

Il est 18 heures ; Papa et Mamie nous rejoignent, et nous attendons devant l’entrée numéro 1, transformée en “entrée des artistes” pour un soir. Ça me fait drôle de le voir descendre les escalier et rejoindre sa classe tout seul … mon tout petit, plus si petit.

Nous nous postons devant l’entrée numéro 2, en bonne place pour être sur d’avoir une place derrière lui.

Il n’est pas fier le gnome (et les autres non plus d’ailleurs) quand il voit déferler la horde de parents, grands-parents, oncle et tantes … Je pense qu’il n’était pas préparé à ça. Et du nain surexcité, on passe au nain qui porte toute la misère du monde sur ses épaules.

Il regarde partout, nous regarde aussi, l’air chagrin , se demandant certainement ce qu’il fait là et ce qui l’attend.

Nous, en bon parents gnangnans, appareil photo et iphone greffés à la main, nous l’encourageons pour qu’il fasse des sourire, se détente … ne nous plante pas juste avant la représentation tant attendue.

Et puis c’est à eux, les tout petits. Mon coeur tout gonflé ne demande qu’à sortir de ma poitrine, j’ai envie de pleurer (comme à chaque fois qu’il passe une nouvelle étape).

Ils nous présentent un spectacle de cirque.

Et voilà mon BN, tout sérieux en train de s’appliquer à lancer et rattraper sa balle. Puis assis sur une chaise un bras en l’air (il devait être debout, les deux bras en l’air; mais c’était parfait quand même).

 

fête de lecole
On est content, plein de fierté, on applaudis et puis la réalité nous rattrape :

“Ah merde ! mais y a tous les autres qui doivent passer maintenant”.

Sueurs froides … on compte le nombre de classes ; on va AU MOINS en avoir pour une heure et demi.

Mais on reste. Par respect pour les instituteurs, pour la directrice, pour tout le travail effectué et pour les enfants. On ne suit pas ceux qui se sont sauvés dès la première occasion (certainement ceux qui ont fait les morts pour la kermesse)… ça ne se fait pas, c’est mal élevé.

Maintenant, je ne te dis pas qu’on ne s’est pas un peu fait chier … Il faut être honnête, quand ce n’est pas le tiens, tu es beaucoup moins indulgent et patient.

Mais c’était mignon.

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